June 2004

Un engagement renouvelé envers la science

La mise à jour de 2004 du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS), intitulée Renforcer les fondements biologiques, a été publiée en juin 2004 (le document d’orientation stratégique ayant été publié en décembre 2004). Cette mise à jour a marqué le renouvellement de l’engagement, 18 ans après la création du Plan en 1986 et à la suite de l’inclusion du Mexique en 1994 et de l’élargissement de la vision en 1998. Présenté dans deux documents d’accompagnement...

  1. Orientation stratégique (pour les partenaires, les administrateurs et les décideurs)
  2. Cadre de mise en œuvre (pour les biologistes et les gestionnaires des terres)

...elle définissait les besoins, les priorités et les stratégies pour les 15 années suivantes (environ 2004 à 2019), tout en mettant l’accent sur des approches adaptatives axées sur la science pour relever les défis en constante évolution dans les secteurs de la biologie, de la sociologie et de l’économie.

Progrès réalisés, défis à relever

Les partenariats du PNAGS avait alors permis d’accomplir des progrès remarquables, soit la conservation de plus de 13 millions d’acres de milieux humides et la mobilisation de plus de 3 milliards de dollars (dont 520 millions de dollars provenant de la North American Wetlands Conservation Act depuis 1989), grâce aux contributions de programmes comme le Conservation Reserve Program des États-Unis qui contribuent à la remontée de nombreuses populations de sauvagine dans des conditions favorables. La mise à jour portait sur des enjeux persistants comme la perte et la dégradation de l’habitat découlant de l’urbanisation, de l’agriculture et des espèces envahissantes, ainsi que sur les menaces émergentes comme les changements climatiques, en plus des lacunes dans les connaissances (p. ex., forêts boréales et dynamique des canards de mer) et des contraintes financières. Elle était centrée sur le renforcement des fondements biologiques grâce à trois visions interreliées:

  • définir les conditions du paysage nécessaires pour soutenir les populations de sauvagine et atteindre ces conditions, par une planification fondée sur la biologie et une gestion adaptative;
  • forger de vastes alliances avec les gouvernements, les ONG, les communautés autochtones, les propriétaires fonciers privés et les secteurs non traditionnels en vue de l’atteinte des objectifs;
  • améliorer continuellement les connaissances scientifiques sur les liens entre les populations et les habitats par la surveillance, la recherche, l’évaluation et la réduction de l’incertitude.

Objectifs démographiques et visant les habitats

Les objectifs démographiques visaient à atteindre les niveaux moyens des années 1970, établis comme points de référence en conditions moyennes, y compris pour les canards (p. ex., 8,2 millions de Canards colverts, 5,6 millions de Canards pilets 6,3 millions de Petits Fuligules/Fuligules milouinans, la priorité étant accordée aux espèces en déclin comme les pilets et les fuligules), 28 des 34 populations d’oies faisant l’objet d’une gestion (p. ex., 1 à 1,5 million de Petites Oies des neiges du centre du continent, divers segments de la Bernache du Canada) et certains groupes de cygnes (p. ex., 80 000 Cygnes siffleurs de l’Est). Les objectifs visant les habitats, établis par région par les plans conjoints, sont axés sur la protection, la restauration et l’amélioration dans 67 zones d’importance continentale (p. ex. les fondrières des Prairies, établies comme prioritaires pour la reproduction, et la forêt boréale de l’Ouest pour les pilets et les fuligules), par exemple le Prairie Pothole Joint Venture, dans le cadre duquel des millions d’acres sont protégés et restaurés. Le cycle de gestion adaptative — planification itérative, mise en œuvre, suivi et adaptation — a guidé les mesures déployées, les plans conjoints agissant comme principaux mécanismes d’exécution et s’intégrant à des initiatives plus vastes comme l’Initiative de conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord et des accords mondiaux.