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L’orientation stratégique de 2004 du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS) renouvelle le plan initial adopté en 1986. S’appuyant sur les mises à jour de 1994 et de 1998, elle définit les besoins, les priorités et les stratégies des 15 prochaines années. Elle met l’accent sur le renforcement des fondements biologiques grâce à des données scientifiques solides, à une gestion adaptative et à des partenariats au Canada, aux États-Unis et au Mexique afin de soutenir les populations de sauvagine et leurs habitats pour les générations futures. Le document souligne les premières réalisations du Plan, soit la conservation de plus de 13 millions d’acres de milieux humides et l’obtention de milliards de dollars en financement grâce aux plans conjoints et à des programmes tels que l’U.S. Conservation Reserve Program. Trois visions interconnectées guident l’effort : définir et atteindre des conditions paysagères favorables à la sauvagine et aux espèces associées au moyen d’une planification fondée sur des données biologiques; élargir les alliances avec les gouvernements, les ONG, les communautés autochtones et d’autres secteurs; améliorer la compréhension scientifique par la surveillance, la recherche et l’évaluation afin de réduire les incertitudes. Les tendances émergentes telles que la croissance démographique, l’urbanisation, les changements climatiques, les espèces envahissantes et les demandes en énergie et en ressources agricoles posent des défis pour la conservation de la sauvagine et nécessitent des stratégies proactives pour maintenir la qualité et la quantité de l’habitat. Les objectifs relatifs aux populations sont fixés en fonction des moyennes des années 1970 associées à des conditions environnementales moyennes, et sont assortis de cibles précises pour les canards (p. ex. 8,2 millions de Canards colverts, 5,6 millions de Canards pilets), les oies (28 des 34 populations faisant l’objet d’une gestion, dont beaucoup dépassent les objectifs, mais d’autres, comme les Bernaches du Canada de la voie migratoire de l’Atlantique, sont en déclin) et les cygnes (p. ex. 80 000 Cygnes siffleurs de l’Est). Le plan préconise des approches à l’échelle des paysages, des projets communautaires et des structures institutionnelles, comme le Comité du Plan et les plans conjoints, pour mettre en œuvre des mesures, combler les lacunes dans les connaissances et s’intégrer à des initiatives plus vastes de conservation des oiseaux pour une durabilité à long terme.