July 1986

Le moteur du Plan

En juillet 1986, quelques mois seulement après la signature historique du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS) par le Canada et les États-Unis en mai, une innovation essentielle a pris son envol : la création de plans conjoints. Ces partenariats régionaux ont été créés pour être le moteur du Plan et conçus pour transformer des objectifs continentaux ambitieux en mesures concrètes sur le terrain afin de renverser les déclins alarmants des populations de sauvagine et de leurs habitats vitaux dans les milieux humides.

Essentiellement, les plans conjoints sont des collaborations dynamiques qui unissent un groupe diversifié d’intervenants : organismes fédéraux et d’État, provinces, tribus, organisations non gouvernementales comme Canards Illimités et Audubon, sociétés et gens passionnés. Établis dans des paysages clés comme la voie migratoire du Mississippi, les Appalaches et les Prairies, ils comprennent des PC axés sur l’habitat aux États-Unis et au Canada, ainsi que des PC visant des espèces emblématiques comme les oies de l’Arctique et le Canard noir. On peut les voir comme des puissances localisées, qui s’orientent sur les conseils des voies migratoires pour assurer une conservation fondée sur la science là où c’est le plus important : protéger les milieux humides, restaurer les prairies et gérer les menaces comme l’empiétement des plantes ligneuses afin de maintenir la prospérité des écosystèmes.

Un modèle qui repose sur la collaboration

Ce qui rend les plans conjoints essentiels au succès du PNAGS, c’est leur capacité à favoriser la coopération à grande échelle, grâce à l’établissement de liens au-delà des frontières et entre les secteurs pour la mise en commun des ressources, de l’expertise et de la capacité. En mettant l’accent sur les partenariats, ils ont permis d’élaborer des stratégies de conservation à l’échelle du paysage qui répondent à l’ensemble des besoins des oiseaux migrateurs, depuis les aires de reproduction dans le Nord jusqu’aux habitats d’hivernage dans le Sud. Ce modèle collaboratif s’est avéré efficace pour lutter contre la perte d’habitat et le déclin des populations tout en intégrant les sciences biologiques, écologiques et sociales aux décisions de gestion.

Des résultats éloquents

Les plans conjoints ont permis de protéger des millions d’acres d’habitat, soutenu le rétablissement des populations de sauvagine et produit des avantages plus généraux pour d’autres espèces sauvages, la qualité de l’eau et les collectivités qui dépendent de paysages sains pour leurs loisirs et leur vitalité économique. Ils ont permis de maintenir l’abondance des espèces communes, de soutenir les espèces en péril et d’établir une capacité de surveillance et de gestion adaptative à long terme sur tout le continent.