June 1994

Achever le cadre continental

En juin 1994, dans le cadre d’une expansion historique du cadre continental, le Mexique s’est joint au PNAGS à titre de partenaire à part entière et a signé la première mise à jour majeure du plan. Cette étape a consacré la portée trinationale du cadre, auquel le Mexique participait déjà depuis 1988, et est venue officialiser le rôle de ce pays à titre de signataire du Plan d’action pour la conservation. La mise à jour, intitulée « Un engagement à la mesure des nouveaux défis », a été signée par des représentants du Canada, des États-Unis et du Mexique, qui ont renouvelé et élargi l’accord initial de 1986 afin de tenir compte des pertes d’habitat et des déclins de population continus au-delà des frontières.

Atteinte d’un réseau d’habitat d’envergure continentale

L’inclusion du Mexique avait des motifs clairs : les populations de sauvagine dépendent d’un réseau d’habitats allant des aires de reproduction septentrionales aux aires d’hivernage méridionales, les divers milieux humides du Mexique servant de sites d’hivernage et de migration essentiels pour des millions d’oiseaux migrateurs. En intégrant le Mexique, le Plan visait à inverser la dégradation persistante des milieux humides, à conserver la biodiversité et à harmoniser la conservation avec le développement économique durable tout en s’harmonisant avec les besoins humains.

Objectifs relatifs aux milieux humides et habitats prioritaires

La mise à jour de 1994 a désigné 32 milieux humides prioritaires au Mexique à titre de « zones importantes pour la sauvagine », analogues aux zones faisant l’objet de préoccupations considérables au Canada et aux États-Unis, qui sont à la base de ce qui est devenu les plans conjoints. Ces sites, dont Ria Lagartos dans le Yucatán et Pantanos de Centla dans le Tabasco, ont été créés principalement pour la conservation de 22 espèces de canards et de 4 espèces d’oies. Les objectifs continentaux en matière d’habitat ont été intégrés afin qu’il incluent le Mexique : protéger plus de 11 millions d’acres, restaurer plus de 5 millions d’acres et améliorer plus de 9 millions d’acres dans l’ensemble des plans conjoints.

Renforcement des partenariats et de la gouvernance

Les partenariats ont joué un rôle central dans cette expansion, car de nouveaux plans conjoints étaient requis au Mexique pour que le Plan puisse tirer parti de coalitions public-privé et mettre l’accent sur les espèces en péril, les espèces endémiques et la sauvagine migratrice. L’un des principaux engagements concernait le soutien en matière de ressources du Canada et des États-Unis, notamment les mécanismes de financement par lesquels les partenaires fourniraient une aide pour les projets d’habitat au Mexique (par exemple 75 % des États-Unis et 25 % du Canada pour les initiatives bilatérales) en vue de l’atteinte des objectifs communs. Le comité du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine a été mis à jour pour inclure des représentants mexicains de l’Institut national d’écologie, assurant ainsi une administration coordonnée.